A service was held in Giens, near Hyères, in the south of France, on May 25 2019.
Glen Bishop, Vinad Nostra, Xavier Peltier and Ian Stowe attended, Ian delivered a eulogy written by Philippe Theyss:
Il est difficile d’être bref sur la longue histoire d’Alain avec Schlumberger, qui suit de près celle d’Alain avec Jacqueline. Je ferai un raccourci de sa carrière, puis évoquerai les traits les plus marquants qu’ont découvert ses collègues (et bosses).
Apres son diplôme à l’ENSI de Poitiers, Alain est embauché par Schlumberger et est envoyé au centre de formation de Luanda en Angola. C’est un baptême du feu assez sévère. Il est suivi par des postes dans des endroits difficiles, Port Harcourt au Nigeria, Pointe Noire au Congo, puis le Gabon et la Lybie. Entre temps, il assiste a l’école de formation de Paris ou il étudie beaucoup et fait beaucoup la fête avec ses collègues de la même ancienneté: Jacques Pila, Marcel Tournereau, Eddie Local et Philippe Theys (et moi-meme – version Ian Stowe; et Ian Stowe -version Florence). Jacqueline apparait alors dans ce cercle.Puis c’est le Venezuela et le Mexique ou il fait ses premières armes avec l’interprétation des données. C’est ensuite un poste à Paris en compagnie d’Alan Sibbit, Andrew Hill, Ian Stowe et Philippe, à nouveau. Il travaille sur un outil diélectrique qui ne sera pas commercialisé. Il dirige ensuite l’école qui forme les ingénieurs destinés aux centres de calcul, la fameuse LAT school.
Il va ensuite au centre de recherche de Ridgefield au Connecticut. Apres un retour au management aux Pays-Bas, il passe six ans au Japon pour développer l’interprétation au centre d’ingénierie de Fuchinobe. Il termine sa carrière à Houston. Il ne rompt pas ses relations avec, en fait, son seul employeur, fait rare aujourd’hui, et continue à voir ses anciens collègues. Il est si difficile de se débarrasser du sang bleu et blanc qui coule dans nos veines.
En parallèle avec ses postes dans son entreprise, Alain se construit une réputation d’expert incontournable dans la diagraphie sonique. Ses articles techniques sont souvent cités en référence. Quand il y a une question sur le sonique, on sait qu’il pourra apporter une réponse. Il est aussi souvent appelé à faire des conférences ce sujet. Glen Bishop, par exemple, le surnomme Monsieur Sonic, un beau gosse qui pouvait parler aussi bien de voile que de Delta-t et d’images d’onde.
Mais revenons à l’image d’Alain qui restera longtemps dans nos mémoires :
Une personne toujours souriante et enjouée. Alison Goligher a qualifié son humour de naughty en anglais, d’impertinent et provocateur en français. Jacques Nègre parle d’un mélange si rare d’humour et de gentillesse qui faisait d’Alain un personnage unique. Une personne dynamique, un excellent skieur qui récemment encore dévalait les hors-pistes de Val d’Isère, courrait sur la plage proche, faisait du ski nautique, et dansait sur les chansons des Beatles. Une personne généreuse qui avait la patience de partager son expertise, que cela soit sur les outils de diagraphie ou sur le ski nautique. Un mari attentif, un papa et un-grand-papa gâteau.
Marcel Proust écrivait que notre vraie mort arrive quand plus personne ne se souvient de nous. Pour Alain, cette échéance est très lointaine.

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